Règles pour les peintres

«Ventoux Spring» huile sur toile, 30cm x 24cm, 2009
La règle qui affirme qu’il n’y a pas de règle est une incitation vers ce que certains appellent l’approche Zen : le n’importe quand, n’importe quoi devient en quelque sorte une étique ou son contraire. En tant que peintres il me semble que l’on a du mal à appliquer cette « beat » philosophie (c-à-d qui n’est pas du Zen classique) d’une façon rigide. Bien compris, le point de vue Zen donne la liberté de « penser » en terme de ce qui est bon ou mauvais dans un domaine limité comme celui de la peinture et ceci même si le monde dans sa totalité est considéré comme étant au-delà du bien et du mal quand il n’est pas placé dans un cadre. Sans une forme quelconque d’intellectualisation l’aboutissement de toute peinture est aussi précaire qu’un jeté de dés.
Confucius a dit : « L’homme supérieur comprend ce qui est bien, l’homme inférieur comprend ce qui se vend. »
Les critères actuels en constant changement ne laissent guère de place aux remèdes miracles. Les choses ont été difficiles pour les peintres depuis quelque temps et elles continueront de l’être encore dans ce que l’on peut voir du futur. Cependant tout n’est pas complètement sombre. Pensez aux conditions défavorables que les impressionnistes ont eu à faire face : exil hors de France pour leur sécurité, destruction de peintures, conditions financières extrêmes, etc.
En France il semble que les galeries ont peur de l’internet. Cela ne m’a pas été dit de but en blanc mais j’ai observé leurs réactions quand j’ai abordé le sujet. Cette réaction est facile à comprendre quand on sait combien leur survie est difficile.
Je continue à avoir l’espoir de trouver cette unique galerie avec laquelle je voudrai m’associer. Je crois qu’il est mieux de travailler avec une seule galerie. Il est également important que le rapport soit bon sinon cela ne peut pas marcher.
Version en anglais : Rules for Painters