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Peinture et photographie : Deuxième partie

28 novembre 2011

Dans un billet précédent, je me suis demandé si un
peintre pouvait aussi être un photographe. Depuis, la recherche d’une maison dans toute la France, le déménagement, la rénovation, l’organisation etc. Cela a été un long arrêt pour mon état contemplatif habituel. Après quelques mois de retour sur mon chemin, j’ai eu une profonde intuition. A un certain moment j’ai fondamentalement et radicalement transformé mon travail, mon art et ma santé.

Je pense que de nos jours c’est vers l’art que convergent nos plus pressantes questions et problèmes. Ceci suggère quelque chose de différent du monde des affaires habituel. Il est inutile de souligner qu’un grand nombre de peintres, de photographes, de graphistes, etc. doivent se battre pour s’en sortir et souffrent. C’est aussi le cas de bon nombre de nos semblables.

Nous travaillons tous avec un état d’esprit qui a été façonné durant des millénaires. Et que ce soit cette façon de penser qui nous conduit dans une dangereuse direction est désormais sans conteste. Nous avons un problème technique dans notre façon d’être. Vous pouvez certes ne pas y croire mais je peux simplement vous suggérer d’ouvrir votre esprit à cette possibilité. Ce qui suit n’est que spéculation sur comment un esprit libre des entraves du passé pourrait aborder le travail créatif.

Ce que Wyndham Lewis appelle « Le démon du progrès dans l’art », livre publié en 1955, rend les choses plus compliquées. Wyndham Lewis est peut-être un peu trop véhément pour beaucoup mais si vous pouvez trouver un exemplaire de ce livre, vous y trouverez une analyse intéressante faite par quelqu’un qui a été plongé dans le monde des arts pendant plus d’un demi siècle.

J’ai lu la plupart de ce que Wyndham Lewis a écrit pendant sa longue vie féconde. Ayant été présent dans les tranchées de la première guerre mondiale, il été passionnément préoccupé par l’humanité. Pour ceux d’entre vous qui connaissent Saul Bellow, je puis vous dire que ce dernier en était un ardent fidèle de Lewis.

En tous cas, voilà ce qu’il en est, il semble logique de lire ce que les experts ont à dire. Beaucoup parmi eux sont intéressants à lire. Il y a beaucoup de bonnes idées à y puiser. Au bout du compte cependant, il ne reste que cela : des idées. Depuis longtemps il m’est apparu que si les idées et les bonnes intentions résolvaient les problèmes, nous n’en aurions beaucoup moins. Le même scénario se reproduit depuis des centaines de milliers d’années. Il semble que nous ayons pris un mauvais chemin très tôt dans notre évolution. Il apparaît que ce n’est ni économiquement faisable ni rationnel de continuer dans la même vieille routine.

J’étais un membre de la Beat Generation des années 50. Observer et participer dans l’éclosion des idées de Peace and Love qui ont suivi m’ont conduit sur ma voie. L’espoir de communiquer ce que j’en ai appris m’a poursuivi continuellement depuis. Il m’est profondément triste de voir dans quel état nous laissons le monde pour les jeunes générations. Le tout avec les meilleures intentions : n’est-ce pas ? Ceux d’entre nous qui ont pu éviter la moulinette des longues heures de travail sans âme et qui on pu réfléchir librement et pleinement ont une obligation particulière. Rester fixé dans les vieux modes de comportement n’est pas possible. La plupart d’entre nous sont intelligents, bien éduqués, cultivés et suffisamment doués pour ne pas être influencés par l’esprit du temps. Cela n’a pas été suffisant. Nous avançons très lentement. Peut-être de quelques millimètres. Aucune des vieilles solutions n’a marché. Elles proviennent toutes d’un esprit qui essentiellement n’est capable que d’engendrer des idées, des pensées etc. qui ne sont fondées que sur le passé déjà mort et sur un futur imaginé. Si on arrête de faire ainsi, un miracle pourrait se produire. C’est très simple mais loin d’être facile. La plupart diront que c’est impossible. Hé bien, moi, j’affirme que cela est possible. Pensez à ceci : si cela n’est pas possible, la vie sur notre planète n’est qu’une cruelle plaisanterie.

Vous demandez certes ce que tout cela a à voir avec la peinture et la photographie ? Hé bien je soupçonne un étroit rapport avec la perception. Je suis un vieux renard et si je peux changer profondément ma santé et ma façon de penser et de voir, je suis sûr que d’autres aussi le font.

Version en anglais : Painting & Photography Part II

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4 Réponses pour “Peinture et photographie : Deuxième partie”

  1. corpusmind dit:

    J’ai entrevu cette fantastique possibilité : que l’esprit en créant sa propre disposition favorise l’accomplissement d’une certaine réalité. Comme si par la simple force du choix d’être d’une façon ou d’une autre l’on pouvait influer sur le déroulement des évènements. C’est bien la force de l’esprit qui modèle la perception. C’est lui qui fait bouger notre oeil dans le viseur et notre main sur la toile. Alors oui, l’esprit est ton artiste intérieur et peu importe qu’il soit tour à tour peintre ou photographe ou sculpteur ou quoi que ce soit d’autre : l’artiste c’est toi !!

  2. Denis dit:

    Sylvain – Bon commentaire ! ça fait plaisir de t’entendre.
    Un de ces jours, j’ai l’intention d’ouvrir un site pour y placer mes photos.

  3. salim hadj kacem dit:

    si l’humanité entière a passé d’un siècle a un autre, du siècle des croyances mythologiques , théologiques , et philosophiques a ce siècle qui est celui de la science, c’est qu’il est possible de passer a un autre, qui soit nouveau, innovant, et pourquoi pas bouleversant dans le sens positif du terme… oui nous pouvons changer le monde , a condition d’avoir changer notre regard et notre conception de l’existence humaine sur terre …

  4. Merci commentateurs | Pensée Libre dit:

    […] tous deux m’ont suivi depuis l’ancien. Elle avait en lien le blog de « son homme » peintre de son état puis elle a créé son propre blog. Le chiffre de 107 ne comprend […]

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