« Sur la Peinture

ART

Eveil artistique

18 août 2009

Les chemins artistiques de chaque individu ne sont pas linéaires. Il en est de même de l’humanité dans son ensemble. Avec  une toute autre échelle de mesure, on peut dire que le temps écoulé depuis l’éveil de notre intelligence collective est en fait un claquement de doigts. Avant cela la « Vérité » dictait toute poursuite créative, même chose pour la pensée scientifique. La loi et l’autorité religieuse étaient les références permettant le contrôle de tous les aspects de nos vies. Il n’y a même pas 400 ans depuis le questionnement osé de Galilée au sujet du rôle de la terre en tant que centre de l’univers. Son argument en faveur de la théorie de Copernic lui a valu d’être emprisonné durant les dix dernières années de sa vie. Au sujet de la doctrine en vigueur, il disait : « Oui mais ce n’est pas élégant. » Il a payé le prix fort pour la défense de l’élégance !

Je crois que notre créativité et nos efforts intellectuels ont rejoint aujourd’hui un croisement de même nature. L’humanité a un choix collectif à faire. Les conditions actuelles sont tout à fait similaires à celles que l’on avait il y a 400 ans mais d’une manière beaucoup plus subtile. Une fois encore, il s’agit d’élégance de la pensée.

Avant Galilée, un homme du nom de Guillaume d’Occam a précisé ce qu’était cette élégance de la pensée succinctement de la façon suivante : « Le meilleur modèle est le plus simple d’entre tous.. Celui qui requiert le moins de présupposés et de modifications pour s’accorder avec les observations. » Est-ce que l’on a encore besoin de nos jours de pontifes pour écrire et argumenter au sujet d’idées tortueuses sur l’art et la science ? Pourquoi se fait-il que tant d’entre nous soient incapables de distinguer un criminel de droit commun d’un potentiel prix Nobel ? De telles questions demandent a être répondues.

Version en anglais : Artistic Awakening

Ordre et Simplicité

29 juin 2009

( Désir du peintre Partie II)

Il est nécessaire tout d’abord de lire ou de relire mon article précédent «Désir du peintre». Ce qui suit est le résultat de réflexions qui découlent de cet article.

Quand j’étais un jeune homme je trouvais que les motos et les avions se plaçaient au summum de la fonctionnalité et de l’esthétique (petit clin d’oeil :) ). Pour chacun des deux, leur fonctionnalité hautement raffinée conduit à des designs qui nous sont très agréables. J’ai commencé à conduire une moto tout jeune et je continue encore maintenant. Pourquoi quelqu’un qui s’est engagé dans une voie artistique fait-il cela ? Je devrais ajouter que les motos que je conduis sont très rapides sinon je pense qu’elles n’en valent pas la peine. Pendant deux années, au départ, j’ai fait des courses à moto. J’ai très vite compris que c’était un peu trop dangereux à mon goût

Avant cette période de course un ami m’avait surnommé le demi-sauvage (« the wild one-half »). C »était peu après la sortie du film l’équipée sauvage (« The Wild One ») avec Marlon Brando. Pour être le motard (« The wild One ») un homme doit être avant tout un adepte. Ceci je ne l’étais pas du tout. Je ne sortais pas à moto pour faire une déclaration à la société ou pour faire partie d’un groupe grand ou petit.

Il n’est pas facile pour un artiste comme à toute personne de garder son intégrité. Si nous réagissons, nous perdons notre intégrité. Il en est de même quand on suit la foule. La simplicité et l’ordre sont le chemin que nous suivons pour trouver la complétude. C’est là que l’ on commence à entendre la petite voix intérieure qui nous indique le chemin dans la vie tout comme dans l’art. Autrement nous ressemblons au poisson stupide à qui l’on demande de décrire l’eau.

Version en anglais : Simplicity & Order

Désir du peintre

30 mai 2009

«Spring Meadow», huile sur contre-collé, 20cm x 16cm, 2009
«Spring Meadow», huile sur contre-collé préparé spécialement pour l’huile, 20cm x 16cm, 2009

Quelles sont les conséquences des aspirations du peintre ? Et qu’en est-il des motivations qui le conduisent aux perceptions et à l’exécution d’une œuvre en particulier? A quel moment la certitude et le sentiment de détermination surviennent ?

Lire la suite de «Désir du peintre»

L’impressionnisme, c’était avant-hier

18 février 2008

Je crois que beaucoup de mes lecteurs sont conscients du parti pris anti-intellectuel qui a été commenté tout au long du vingtième siècle. Récemment ce sujet a été repris une fois de plus par l’auteur américain Susan Jacoby. Elle a décidé d’écrire ce livre après avoir entendu par hasard je pense, dans un bar à New York le jour du 11 septembre 2001, une conversation entre deux jeunes hommes. L’un deux disait à l’autre que c’était comme Pearl Harbor. L’autre demanda alors : « Qu’est-ce que Pearl Harbor ? ». La réponse fut que c’était quand les vietnamiens avaient lancé des bombes sur un port et que cela avait été le début de la guerre du Vietnam. Surprendre cette conversation a été le choc qui l’a incitée a écrire un livre de plus sur la santé intellectuelle de notre culture. Un livre important avait déjà été écrit sur le sujet : le livre de Richard Hostadter : « Anti-Intellectualism in American Life » qui lui avait valu de gagner le prix Pulitzer en 1963. Nous savons maintenant que deux tiers des étudiants américains en dernière année de collège ne peuvent pas lire en deçà du niveau minimal. Bien que l’Europe soit en meilleur état, la tendance n’y est pas favorable.

Qu’est-ce que tout ceci a à voir avec la peinture et l’art ? Pour répondre à cette question de façon adéquate, je devrais écrire un article beaucoup plus long et avoir beaucoup plus de temps pour l’écrire. Néanmoins je vais continuer maintenant sur le sujet.

Lire la suite de «L’impressionnisme, c’était avant-hier»

« Sur la Peinture