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L’ARTISTE ET L’ART

La vérité du peintre

30 novembre 2010

Je comprends bien que, dans la plupart des régions du monde, être «politiquement correct» est incompatible avec une approche substantielle des sujets philosophiques. Est-ce que ceci a une influence sur notre façon de penser et de parler de l’art. Je crois que c’est peut-être le cas. Qu’en pensez-vous ?

Au milieu du 19ème siècle Sainte Beuve résumait l’état actuel des choses de la manière suivante «Le beau, le vrai, le bien est un bon slogan mais il est aussi spécieux. Si j’avais un slogan ce serait le vrai, le vrai seul et non pas accompagné tant bien que mal avec le beau et le bien.» (citation approximative). Il parlait je pense, de la valeur du vrai qui commençait à se faire jour dans les domaines scientifiques et artistiques. Il était proche des peintres. Corot parlait volontiers de l’importance de la première impression, vérité et exactitude. Bizarre quand si l’on considère son expertise pour rendre compte de ses impressions par les concepts classiques de composition et de design.

La vérité, exactement qu’est-ce que c’est ? Est-ce que cela a un rapport avec «Soit vrai envers toi-même.» ? Est-il suffisant de suivre l’opinion courante et de l’aromatiser avec l’idée la plus récente concernant le sens de ce qu’est le vrai ? Comment un peintre doit-il savoir ce qu’il doit peindre ? Est-ce vraiment aussi simple que le vrai ou l’imaginaire ?

Que de questions !

Version en anglais : The painter’s Truth

Retour sur le chemin

9 septembre 2010

atelier avant
“Voici un coin de l’atelier tel qu’il était avant d’être fait. Voyez le billet précédent pour avoir les images actuelles. ”

Mon article antérieur au sujet de la pensée hors du cadre n’a pas indiqué comment reconstruire un nouveau cadre. C’est par la que nous entrons dans l’essentiel du sujet. La part de révolte est facile. La reconstruction d’une nouvelle éthique, d’un nouvel ensemble de valeurs, d’une nouvelle façon de faire la politique, etc. est une autre question. Il est alors très facile de devenir nihiliste. Que reste-t-il donc en effet quand toutes les valeurs, les dieux, les religions, les modes de pensées courants, et ainsi de suite se sont envolés ?

Il me semble que l’humanité est en train de se confronter à ce problème. Si l’on ne réussit pas à le résoudre collectivement, nous ne sommes pas sortis d’affaires. La compréhension qui est nécessaire pour cela est dans le camp des penseurs créatifs, ceux qui travaillent sur le fil du rasoir et se posent les questions difficiles.

Voilà les quelques pensées qui me tournent dans la tête. Se rappeler que, en fait, les réponses viennent toujours avant les questions n’aide pas beaucoup. Les questions semblent être si énormes. Y a-t-il quelque chose d’autre à faire que d’attendre patiemment en regardant les choses évoluer au ralenti ?

Ainsi me revoilà contemplant mon retour sur ma voie artistique. Il me semble m’en être écarté depuis quelque temps. J’ai beaucoup étudié la tradition mais je suis aussi très sensible à ce qui se passe dans le monde…

Mon déménagement a créé un nouveau mode de vie et un nouvel atelier :

J’écrirai plus tard comment se passent mes premiers pas de retour sur le chemin.

In art & love,
denis

Version en anglais : Getting Back on the Path

Pour arriver à destination

31 août 2010

Mon nouvel atelier tout neuf
“Mon nouvel atelier tout neuf” Il y a un puit de lumière juste au dessus de moi. Le store est largement ouvert pour la photographie. (Canon S90)

Il s’est passé bien plus d’un an depuis que la nécessité de déménager est devenue flagrante. Ce fut une difficile et éprouvante décision ! Seize années plus tôt, j’avais juré que je ne déménagerai plus. Et après des années au même endroit cela me semblait être une tâche impossible. Assez dit sur ce sujet. Maintenant le déménagement est fait. C’est beaucoup de travail d’organisation, de démolition de murs, de revêtement de sols, etc. Cela fait du bien de se relaxer quelque peu. Je ne me suis pas encore remis au travail mais cela ne saurait tarder.

Mon nouvel et rutilant atelier et mon débarras n’apparaîtrons certainement pas comme cela dès que je vais travailler. Je n’ai jamais, au grand jamais été si bien organisé. Je n’ai pas été un peintre particulièrement désordonné mais ceci dépasse tout ce que je peux imaginer. Mon local d’outillage ainsi qu’un vaste garage sont aussi bien rangés. Il est inutile d’ajouter qu’il en est de même de la maison. Une photo du salon montre le poêle norvégien que nous avons branché dans la cheminée. Une ample réserve de bois de chauffage est empilé dans le garage la où il est bien aéré. Je dois être un peu fier de tout ce dur travail. Je deviens vieux et il semble bon de voir que je peux encore faire ce genre de chose.

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Peinture : les fondamentaux

29 juin 2010

Quand j’ai commencé le travail pour notre déménagement début avril, j’avais écrit quelques notes pour préparer un billet. L’article n’a pas été écrit mais le déménagement lui s’est bien passé. Nous sommes maintenant installés dans un petit village de Bourgogne et nous apprécions un changement de style de vie rafraîchissant. Un grenier a été converti en un atelier très agréable et comme je ne cesse de le dire, je suis un happy camper. Il me semble juste de publier ces quelques lignes telles qu’elles ont été écrites.

C’est de la part d’un photographe que j’ai entendu dire qu’il n’y avait pas besoin d’être trop préoccupé par l’art. Il est vrai que si l’on part de là où nous en sommes et que l’on se concentre sur les fondamentaux, le processus extraira l’art qui est en nous. Si, d’autre part, l’on se concentre sur ce que l’on considère comme étant de l’art, la motivation risque bien d’être intéressée. La meilleure façon d’aborder la peinture autant que la photographie ( il en est de même d’ailleurs de toute créative poursuite ) est l’humilité. La récompense reçue par cette manière de garder les choses simples est un renouvellement des choses qui en nous sont essentielles : la vérité, la beauté, la profondeur du sentiment et des plaisirs esthétiques dans tous les importants domaines de notre vie (la porte ouverte de chaque conscience).

Version en anglais : Painting : The essentials

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