Libération vis-à-vis du contenu
7 janvier 2008Sur la page d’entrée vers les galeries dans mon site web il y a une courte introduction qui commence par : « Récemment, j’ai gagné en quelque sorte une certaine distance et de la liberté vis à vis du contenu de la peinture … » J’ai acquis depuis peu de temps ce sentiment de distance. Les peintures que je peins maintenant me parlent. Petit à petit, je commence à comprendre.
Depuis l’aube du modernisme, presque toute l’écriture critique s’est centrée sur la question du déclin de l’art. Qui sont les bons et qui sont les mauvais ? Tant que ce phénomène continuera, la santé de notre culture sera compromise. Il y a beaucoup de choses plus importantes dont nous devrions parler. Et où sont donc passés les gens qui appréciaient vraiment la peinture ? Pour l’artiste peintre d’aujourd’hui se pose le défi supplémentaire de travailler dans le vide. Ces choses viennent à l’esprit car si, en tant qu’artiste peintre nous devons être libérés du contenu de notre peinture, ce sont des considérations importantes.
Récemment, j’ai passé en revue quelques unes de mes anciennes peintures. J’ai sélectionné quelques unes de celles qui ont été peintes durant ces dix ou douze dernières années pour en placer des images sur le site web. Tout en faisant ce tri, je réfléchissais beaucoup au problème du contenu. Les peintures qui ont été produites il y a dix ans ont marqué pour moi un tournant. Avant réussir une peinture était une sorte de combat. Apprendre à peindre est une chose. Ceci est quelque chose de différent. Pour une raison ou une autre vous commencez à vous relâcher et à vous amuser en peignant. Le lien avec les outils, la peinture etc. change et choisir quoi peindre devient plus facile. Tout devient plus facile. Maintenant les questions des questions : Est-ce que ce sentiment de liberté peut arriver à n’importe quel moment ? Est-ce que l’on a à se convaincre soi-même que l’on le mérite ? J’espère bien que non.
Denis


