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PEINTRES

Peinture à l’huile et santé

29 juin 2011

Maintenant il n’est plus besoin de faire remarquer que les dissolvants ne sont pas bons pour vous. En particulier si vous êtes exposés aux dissolvants tous les jours. Il y a probablement 25 ans, j’ai eu une intéressante conversation avec un représentant des produits Winsor & Newton au sujet des dissolvants. Il était lui-même peintre et avait perdu des amis peintres du cancer du poumon. En fait c’était avant cela que j’avais déjà arrêté de peindre à l’huile pour raison de santé. Mais chaque fois que ma santé s’améliorait, je faisais quelques peintures à l’huile et j’ai toujours cherché à trouver une solution définitive. Je n’en ai trouvé aucune qui soit satisfaisante. Pour moi, rien ne pouvait remplacer huile et dissolvant. Donc, j’ai cessé de peindre depuis deux ans, une fois encore à cause de ma santé. Et en définitive, la solution était simple : arrêter d’utiliser des dissolvants. Je me suis dit que je pouvais m’accorder une année. J’ai commencé à peindre avec l’huile directement depuis le tube avec seulement un peu d’huile de lin ou de carthame utilisée pour humidifier et nettoyer le pinceau. J’entre dans mon neuvième mois et je commence à être très content des résultats. Je dois avoir une exposition personnelle en août et veut montrer du nouveau travail. Aussi, souhaitez moi bonne chance. Je prendrai des photos et commencerai à les poster.

Version en anglais : Oil Painting & Health

Commentaire et réponse sur « La vérité du peintre »

9 décembre 2010

Anne dit:

Le vrai, ou est-il ? La vérité, qu’elle est-elle?
Vaste question en effet.
Le vrai n’est-il pas déjà subjectif ?
Physiquement, il dépend du point de vue.
Pour exemple, une photo est-elle une vraie représentation de la réalité ? Elle est plutôt la vision qu’a voulu en donner le photographe en ne mettant pas la poubelle qui est juste hors champ. La notion de champ/hors champ est déjà une interprétation volontaire ou pas du « vrai ».
Psychologiquement, le vrai est encore plus subjectif ?
Deux personnes vont vivre de façon très différente une situation. Et pourtant cette expérience est une (dans le sens unique) et donc à priori n’a qu’une seule vérité.
Cela me fait penser à la vérité factuelle. A près tout, un fait est un fait, incontestable, avéré.
Mais pourtant, en histoire, la vérité historique basée sur des faits réels est en constante évolution. En science, la vérité du moment ne sera pas celle de demain. La découverte d’une nouvelle « vérité scientifique » va bouleverser le vrai.
Je pense qu’il faut se poser la question de la vérité que l’on accepte : sa vérité, celle de sa famille, de sa « tribu », de ses collègues, de sa culture, de son époque.
En ce qui concerne l’art, avec mes faibles connaissances en ce domaine, je pense que l’essentiel est que l’artiste respecte sa vérité, son vrai à lui de l’instant ou il crée. (donc « sois vrai envers toi-même »)
Je suis d’accord avec Corot sur la vérité de la première impression.
On en revient finalement la plupart du temps à notre première impression des gens, du paysage, de notre assiette (ici visuelle), de notre futur logement, de son travail, de l’oeuvre que l’on regarde.

Réponse de Denis :

Merci Anne pour vos profondes remarques.

Voici la chose qui compte pour moi. Je crois que ce que nous voyons et ce que nous pensons au sujet de ce qu’est l’experience est important. Nous en venons à comprendre ce que les mots que nous utilisons pour décrire et expliquer les choses représentent. Quand ils en arrivent au point de devenir des abstractions, nous leur donnons un point de vue. Dans ce contexte, ce ne sont pas les choses que nous connaissons qui créent le problème … ce sont les choses que nous savons et qui ne sont pas exactes. Une mauvaise compréhension de la pensèe abstraite ou des mots abstraits à ces problèmes (J’en dirais plus à ce sujet dans un prochain article.) . L’Art consiste en grande partie en une bonne compréhension de la tradition en peinture et à résoudre des problèmes et non pas dans la poursuite d’abstractions telles que notre compréhension courante du mot « vérité ».

Comme tu le vois, Anne, je suis court dans mes réponses et long dans mes questions. J’ai confiance que ce que j’étudie et que mon intuition me conduisent vers les bonnes réponses. Ceci, je le pense est le chemin du peintre.

Salut, Denis.

Version en anglais : Comment and Answer : The Truth of the Painter

La vérité du peintre

30 novembre 2010

Je comprends bien que, dans la plupart des régions du monde, être «politiquement correct» est incompatible avec une approche substantielle des sujets philosophiques. Est-ce que ceci a une influence sur notre façon de penser et de parler de l’art. Je crois que c’est peut-être le cas. Qu’en pensez-vous ?

Au milieu du 19ème siècle Sainte Beuve résumait l’état actuel des choses de la manière suivante «Le beau, le vrai, le bien est un bon slogan mais il est aussi spécieux. Si j’avais un slogan ce serait le vrai, le vrai seul et non pas accompagné tant bien que mal avec le beau et le bien.» (citation approximative). Il parlait je pense, de la valeur du vrai qui commençait à se faire jour dans les domaines scientifiques et artistiques. Il était proche des peintres. Corot parlait volontiers de l’importance de la première impression, vérité et exactitude. Bizarre quand si l’on considère son expertise pour rendre compte de ses impressions par les concepts classiques de composition et de design.

La vérité, exactement qu’est-ce que c’est ? Est-ce que cela a un rapport avec «Soit vrai envers toi-même.» ? Est-il suffisant de suivre l’opinion courante et de l’aromatiser avec l’idée la plus récente concernant le sens de ce qu’est le vrai ? Comment un peintre doit-il savoir ce qu’il doit peindre ? Est-ce vraiment aussi simple que le vrai ou l’imaginaire ?

Que de questions !

Version en anglais : The painter’s Truth

Esclave de la peinture Partie II

31 octobre 2009

«Maisons modernes», huile sur toile de lin, 46cm x 36cm, 2009
«Maisons modernes», huile sur toile de lin, 46cm x 36cm, 2009.

L’autre jour ma femme a lu sur FriendFeed que : « une société sans fondement d’art solide est un parking ». Je ne connais pas celui ou celle qui a dit cela mais il a tapé dans le mille. J’ai commencé à écrire ce blog (premier article posté en avril 2007) avec cette idée centrale essentielle. Je veux dire, que diantre, que ce que nous pensons que l’ Art est aujourd’hui est ce que nous voulons baptiser comme tel : un tas de pierres, un chat mort, n’importe quoi.

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