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PEINTURE

Rapport entre le social et la peinture à l’huile

30 novembre 2009

Dans ce que j’ai écrit jusqu’à présent, j’ai considéré tout d’abord les rapports et les liens existants entre l’artiste et l’expérience visuelle ainsi que le lien culturel et social avec la peinture étant donnée sa place actuelle dans les arts. Je n’ai guère touché le sujet des influences historiques et politiques. Ces considérations sont devenues difficiles compte tenu du climat social et politique d’aujourd’hui. On peut y ajouter le fait que les intellectuels du dix-neuvième siècle ont évité d’analyser l’histoire sociale et sa pertinence vis-à-vis de l’art Avec très peu d’exceptions ils se sont contentés d’offrir une analyse du « chef-d’œuvre » en tant qu’histoire du social. Le contexte de cette histoire n’y figurait pas.

L’état d’esprit artistique qui consiste à être esclave de la beauté s’est développé dans la vacuité de cette situation politico-sociale que l’on peut qualifier de stérile. Oups ! Avec ce mot, je me montre enclin à la critique. Je voudrais pouvoir écrire clairement sans m’éloigner du sujet. Quand on commence à regarder ce genre de chose, il faut maintenir des idées claires. On ne peut vraiment comprendre que si l’on se garde de tout jugement et que l’on choisisse les mots avec précaution. Ceci étant dit, il serait bon de se demander pourquoi l’humanité trouve si difficile de coexister en paix les uns avec les autres. L’histoire sociale dans ce domaine ne présente pas une image très belle à voir.

Le rapport entre les idéologies, les groupes sociaux, les religions, la pensée philosophique dominante et la personne créative que nous pouvons observer devient pertinente si on la considère objectivement. Quand on parle « d’individu créatif », il est bon de se rappeler que nous n’avions pas grand-chose qui se rapprochait de l’art tel que nous le connaissons aujourd’hui avant guère plus que les deux cent dernières années. Nous avons besoin de comprendre les traces (écrits) que nous possédons et ce qui a précédé cet écrit (l’histoire sociale c’est à dire son contexte). Espérons que cela puisse être fait simplement. C’est sans doute simple mais pas si facile que l’on pourrait le croire.

Version en anglais : Social and Oil Painting Connection

Elégance – son intérêt pour le peintre

24 août 2009

Je reconnais volontiers n’avoir pas été très clair dans mon article « Éveil artistique ». Je crois que les peintres apprennent cela si bien qu’ils soient traditionnellement considérés comme étant, disons le, légèrement retardés.

Il y a des idées pour lesquelles nous devons nous attacher et nous devons les remâcher exactement comme un chien avec son os avec beaucoup de patience et d’attention. En définitive, il n’est pas possible de faire autrement quand il s’agit de questions subtiles. Il n’y a pas de résultat gratuit. Patience, persévérance, encore et encore jusqu’à ce que la solution commence à se mettre en place.

J’ai entendu l’autre jour un monologue intéressant au cours d’un film. C’était un discours sur le sujet de la compétition et de la réussite. Le personnage disait qu’il y avait de la férocité et du charnel dans la compétition. Il continuait avec le fait de principe suivant : l’importance de trouver l’équilibre entre l’intelligence humaine et le zèle animal. Bingo. Du point de vue de l’auteur, le secret tenait dans la recherche de cet équilibre. Définir le délai avait aussi son importance mais rien n’était dit au sujet de la compréhension de la relation existante entre la raison et la passion.

On commence à voir clairement quand met cette relation dans une juste perspective. Un peintre ne peint pas des choses. Il peint des relations même quand il n’est pas représentatif. On ne peut pas prendre un raccourci en suivant la recette de quelqu’un d’autre. Et de plus comme le disait Picasso, la pire espèce de plagiat consiste à se plagier soi-même.

La notion d’élégance dont parlait Galilée, telle que je la comprends, était une faculté résultante de notre compréhension de la relation qui existe entre le monde naturel et l’expérience que nous en avons. L’ordre et la simplicité viennent de là. Cela est fortement relié avec la compréhension de la peinture ou de toute autre domaine créatif

Appréciez les grandes idées avant de les « twitter » au loin.

Version en anglais : Elegance

Règles pour les peintres

17 avril 2009

«Ventoux Spring» huile sur toile, 30cm x 24cm, 2009
«Ventoux Spring» huile sur toile, 30cm x 24cm, 2009

La règle qui affirme qu’il n’y a pas de règle est une incitation vers ce que certains appellent l’approche Zen : le n’importe quand, n’importe quoi devient en quelque sorte une étique ou son contraire. En tant que peintres il me semble que l’on a du mal à appliquer cette « beat » philosophie (c-à-d qui n’est pas du Zen classique) d’une façon rigide. Bien compris, le point de vue Zen donne la liberté de « penser » en terme de ce qui est bon ou mauvais dans un domaine limité comme celui de la peinture et ceci même si le monde dans sa totalité est considéré comme étant au-delà du bien et du mal quand il n’est pas placé dans un cadre. Sans une forme quelconque d’intellectualisation l’aboutissement de toute peinture est aussi précaire qu’un jeté de dés.

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Peintures de Provence

13 avril 2009

«En marche vers le mont Ventoux», huile sur contre-collé, 20cm x 16cm, 2009
«En marche vers le mont Ventoux», huile sur contre-collé préparé spécialement pour l’huile, 20cm x 16cm, 2009

Avec l’explosion d’images visuelles des cent cinquante dernières années, il semble que nos cerveaux se soient déplacés depuis notre cortex vers les récepteurs de nos yeux. Que vous l’aimiez ou pas la réalité holographique dans laquelle nous vivons est une création visuelle. Depuis le berceau jusqu’à la tombe notre éducation visuelle nous séduit tant que nous ne pouvons pas vivre sans elle : l’esprit du temps a la vie longue !

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