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PEINTURE

Acrylique Golden Open : une nouvelle peinture (2)

29 janvier 2009

«Morning on the San Juan» Golden Open acrylique sur toile tendue, 46cm x 38cm, 2009
«Morning on the San Juan» Golden Open acrylique sur toile tendue, 46cm x 38cm, 2009
«Hauteurs du Jura» Golden Open acrylique sur toile tendue, 30cm x 24cm, 2009
«Hauteurs du Jura» Golden Open acrylique sur toile tendue, 30cm x 24cm, 2009

Pour lire la première partie de cet article, cliquer ici.

Après quelques jours je me suis senti suffisamment confiant pour essayer une peinture sur toile. Voyez ci-dessus ma première toile : «Morning on the San Juan».

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Acrylique Golden Open : une nouvelle peinture

29 janvier 2009

«A Golden Coast» Golden Open acrylique sur papier pur coton, 22cm x 16cm, 2009
«A Golden Coast» Golden Open acrylique sur papier pur coton, 22cm x 16cm, 2009

La nouvelle peinture à l’acrylique Golden n’est la seule peinture longue durée que l’on puisse trouver. Cette technologie vient des USA où il y a certainement un très fort intérêt dans l’acrylique ainsi que dans les nouveaux colorants à l’eau (je dois signaler que ces derniers sont des peintures fugaces). Franchement, ils ne m’ont pas beaucoup intéressé. Cependant, depuis longtemps, je suis à la recherche des solutions qui me permettent de ne pas utiliser de solvant à cause de certains problèmes de santé. De temps en temps, j’ai choisi des acryliques et ai travaillé avec pendant très peu de temps. Je ne les ai jamais aimées mais les acryliques Golden sont les meilleures parmi celles que j’ai essayées.

Après avoir lu à leur sujet, j’ai patiemment attendu que les nouvelles peintures à l’acrylique Open Golden soient commercialisées en France. Après avoir surmonté le choc du à leur prix élevé pour de peintures à l’acrylique, j’en ai acheté la semaine dernière. Ainsi que le dit Golden dans leur documentation c’est « une peinture différente de toutes les autres ». Elle sèche bien plus lentement que ce que l’on connaît en peinture acrylique ainsi vous pouvez utiliser des bons pinceaux sans avoir peur de les endommager. Ces peintures restent « open » ou maniables suffisamment longtemps pour permettre des techniques de travail impossibles avec des peintures à l’acrylique courantes. Je les trouve relativement faciles à travailler pendant une période de 3 heures. Cela serait beaucoup plus long avec de la peinture à l’huile puisque j’aurai du attendre beaucoup plus de temps pour que la peinture sèche un petit peu. Ces 3 heures en font un médium potentiellement idéal pour la peinture en plein air « alla prima ». (Notez que j’aime travailler vite avec de la peinture fraîche plutôt que de retravailler plus tard sur la même peinture.)

Voyez ci-dessus l’image d’un de mes premiers essais. J’ai fait un certain nombre de ces petites peintures pour pouvoir sentir comment les différents pigments travaillent les uns avec les autres. Tous ceux qui moulent leurs peintures à l’huile apprécieront l’intégrité des pigments. Plutôt que de suivre la tendance actuelle à l’homogénéisation des divers pigments de telle façon qu’ils se travaillent tous de la même façon, Golden autorise chacun des pigments à suivre ses caractéristiques naturelles. Il n’y a pas de raccourci, vous devez mélanger les peintures pour savoir comment elles se travaillent. C’est une très bonne excuse pour jouer avec les peintures !

Suite au prochain article …

Version en anglais : Golden Open Acrylic: A new Paint

Vers une approche personnelle de la peinture

7 décembre 2008

Dans mon dernier article, j’ai essayé d’apporter des idées sur ce qu’est la peinture par rapport à la photographie. Ces réflexions s’appliquent directement à ce que je voudrais exprimer dans cet article.

Avant de toucher un pinceau, mon mode de préparation est resté le même pour la plupart de mes peintures et ceci depuis de nombreuses années. Beaucoup de peintres utilisent cette approche que l’on peut qualifier de : « se préparer comme une tortue et peindre comme un lapin ». Le temps effectivement passé à peindre est bref si on le compare au temps pris par la préparation. Ceci était bien sûr la voie de la tradition. Quand la technologie par le moyen du tube de peinture a permis de peindre directement alla prima en plein air, beaucoup de peintres ont suivi cette direction. Sans vouloir entrer dans les détails, je voudrais dire que je pense que ce qui en a résulté est une perte importante de l’appréciation de la valeur qu’il y a à digérer mentalement la peinture, et, avant tout à absorber ces premières sensations qui ont soulevé l’intérêt.

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Peindre et voir en grand

30 novembre 2008

J’avais beaucoup à réfléchir durant mes marches sur les plages normandes le mois dernier. Depuis longtemps, j’ai regardé de près notre tissu culturel. Aussi je n’ai pas besoin d’expliquer qu’il y avait pas mal de nouveautés à cet égard. Mais l’automne à toujours été pour moi une période d’introspection personnelle. J’ai bon espoir que les efforts faits cette année ont été perspicaces et m’apporteront la sagesse dont j’ai grand besoin. La reconnaissance de ce besoin semble venir avec l’âge, espérons le tout du moins. Concrètement cela implique le besoin continuel de redéfinir l’objet de ma recherche. Il semble que la voix de la créativité devient de plus en plus claire.

Joyce traite en profondeur de plusieurs facettes de la créativité dans « Portrait de l’artiste en jeune homme ». Henry Thoreau répète et insiste : « Simplifier, simplifier, simplifier ! Je le dis, laissez vos affaires comme deux ou trois, et non pas une centaine de mille, au lieu d’un million de compter une demi-douzaine, et tenir vos comptes sur votre ongle du pouce.» L’excès des détails nous sépare, non seulement du monde qui nous entoure, mais aussi de la compréhension de soi et de tous les efforts créatifs que faisons par la suite.

Retournons sur la plage. Cette année, ma difficulté à écrire et en particulier à écrire pour ce blog m’est devenue de plus en plus évidente. Pendant de nombreuses années, j’ai résolu le problème de l’écrit en n’écrivant rien : problème disparu ! J’ai décidé de laisser ma peinture parler à ma place et de me taire. Je me demande parfois si je n’aurai pas du continuer à me taire. Il me suffisait d’avoir quelques amis proches avec lesquels je puisse parler. Les considérations théoriques plus profondes ont leur propre place et j’ai compris depuis longtemps mes limites pour m’exprimer adéquatement dans ces sujets.

Revenons à la question en cours, est-ce que je continue l’effort de me trouver une « voix » par l’intermédiaire de ce blog ? Il me semble que j’ai du travail à faire dans ce domaine. Tout d’abord, il n’a pas été facile de comprendre qui me lit car il y a eu très peu de réponses. Il est vrai que je ne les ai pas vraiment encouragées. Je sens que j’ai eu une tendance à tout simplement écrire quelque chose pour écrire quelque chose comme c’est parfois très souvent le cas.

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