31 octobre 2009

«Maisons modernes», huile sur toile de lin, 46cm x 36cm, 2009.
L’autre jour ma femme a lu sur FriendFeed que : « une société sans fondement d’art solide est un parking ». Je ne connais pas celui ou celle qui a dit cela mais il a tapé dans le mille. J’ai commencé à écrire ce blog (premier article posté en avril 2007) avec cette idée centrale essentielle. Je veux dire, que diantre, que ce que nous pensons que l’ Art est aujourd’hui est ce que nous voulons baptiser comme tel : un tas de pierres, un chat mort, n’importe quoi.
Lire la suite de «Esclave de la peinture Partie II»
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30 septembre 2009
Cela fait bien longtemps que j’ai lu l’excellent livre d’Estelle Jussim « Slave to Beauty » à propos de Fred Holland Day. Si vous pouvez mettre la main sur un exemplaire de ce livre, je vous en recommande la lecture. C’est une excellente description d’un état d’esprit qui divise le monde de l’art. La plupart des artistes je pense refuserait d’en reconnaître l’impact mais il est implicite dans le « dialogue sur la décadence » qui prédomine dans tout ce que l’on entend dire sur l’art contemporain.
Je crois que nous devons aller plus loin et passer à des questions plus importantes sinon l’art sera dénué de toute pertinence. Il est clair qu’il l’est déjà pour la plupart des gens et je ne pense pas que cela soit une conjoncture viable. Mais, encore une fois, le progrès dans l’art ne suit pas une ligne droite.
Version en anglais : Slave to Paint Part I
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6 septembre 2009
Beaucoup, si ce n’est la totalité, de ce que j’écris dans ce blog est orienté sur les grands sujets. Bien que ces questions soient importantes je reste toujours conscient que ces problèmes sont très éloignés de ceux qui se posent concrètement dans la vie des artistes. Les toiles en cours, le confort de l’atelier, la situation économique, l’interaction avec les clients et avec la société, l’exercice de la liberté d’expression, la qualité de sa formation, autant de problèmes qui demandent à être résolus. Cependant ces difficultés sont les pièces du puzzle qui pour une large part forment un tout avec les considérations philosophiques, théoriques et historiques, ces dernières y jouant pourtant le plus petit rôle.
Le « World Wide Web » a étendu en quelque sorte l’horizon de beaucoup d’entre nous. Ceci interfère cependant directement avec les interactions sociales auprès desquelles nous retirions notre substance il y a de cela quelques années. Cela s’est produit en partie par l’intermédiaire d’une pléthore de soi-disants experts et autorités. En conséquence obtenir une audience est devenu un processus d’une réelle complexité en quasiment un instant. Une méthode empirique pour l’artiste actif (c’est-à-dire l’artiste professionnel) était qu’il devait consacrer environ une moitié de son temps pour l’aspect affaires de son travail. Comme cela a bien changé ! Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais pour moi, le temps qu’il me reste pour peindre s’est considérablement réduit. Où cela nous mènera-t-il ?
Si nous laissons de coté la question du temps, un autre aspect s’est montré pour moi récemment sous son plus vilain jour. Il importe peu que vous soyez sincère, certains individus détestent de tout cœur ce qu’ils pensent que vous représentez : un monde de charlatans qui essayent de renverser l’ordre « naturel » et « normal » des choses de la manière qu’ils le perçoivent. Il ne leur est jamais venu à l’idée qu’il leur manque quelque chose d’important. On pourrait dire par analogie que leur ascenseur n’atteint jamais le dernier étage.
Maintenant, ce n’est pas que j’ai à redire sur cet état des choses. Après tout cela n’est pas nouveau. Je ne blâme pas non plus l’individu qui agit selon l’usage. Cependant je suis offensé par celui qui, ayant un niveau intellectuel très au dessus de la moyenne, se soumet à l’esprit du temps (le zeitgeist). Il ou elle devrait en savoir plus. Honte, honte à ceux là.
Quelque soit le lieu et l’heure où je rencontre ce type de personne particulièrement insultante je suis poussé à les montrer du doigt, et ceci même si de nos jours je courre le risque d’être considéré comme une autre de ces soi-disantes autorités sans aucun fondement moral.
Je me surprend un fois encore à être plutôt vague dans mon propos. Mais dans ce cas précis je ne veux pas expliciter les détails hideux. Ils pourraient perdre de leur sens en étant écrits et aussi être sujet à des mésinterprétations culturelles. Il me suffit de dire que même à mon âge je trouve encore des raisons de me remettre en cause. Mais aller plus loin dans l’explication de mes justifications serait comme jouer contre moi. Un joueur de poker intelligent ne met pas en jeu son argent après un mauvais coup. Il en est de même quand on dépense de l’énergie en vain après les faits et dans un autre contexte. Faire cela consisterait à éviter les obligations de la vie au jour le jour d’une personne créative.
Version en anglais : The Day to Day Life of Painters
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24 août 2009
Je reconnais volontiers n’avoir pas été très clair dans mon article « Éveil artistique ». Je crois que les peintres apprennent cela si bien qu’ils soient traditionnellement considérés comme étant, disons le, légèrement retardés.
Il y a des idées pour lesquelles nous devons nous attacher et nous devons les remâcher exactement comme un chien avec son os avec beaucoup de patience et d’attention. En définitive, il n’est pas possible de faire autrement quand il s’agit de questions subtiles. Il n’y a pas de résultat gratuit. Patience, persévérance, encore et encore jusqu’à ce que la solution commence à se mettre en place.
J’ai entendu l’autre jour un monologue intéressant au cours d’un film. C’était un discours sur le sujet de la compétition et de la réussite. Le personnage disait qu’il y avait de la férocité et du charnel dans la compétition. Il continuait avec le fait de principe suivant : l’importance de trouver l’équilibre entre l’intelligence humaine et le zèle animal. Bingo. Du point de vue de l’auteur, le secret tenait dans la recherche de cet équilibre. Définir le délai avait aussi son importance mais rien n’était dit au sujet de la compréhension de la relation existante entre la raison et la passion.
On commence à voir clairement quand met cette relation dans une juste perspective. Un peintre ne peint pas des choses. Il peint des relations même quand il n’est pas représentatif. On ne peut pas prendre un raccourci en suivant la recette de quelqu’un d’autre. Et de plus comme le disait Picasso, la pire espèce de plagiat consiste à se plagier soi-même.
La notion d’élégance dont parlait Galilée, telle que je la comprends, était une faculté résultante de notre compréhension de la relation qui existe entre le monde naturel et l’expérience que nous en avons. L’ordre et la simplicité viennent de là. Cela est fortement relié avec la compréhension de la peinture ou de toute autre domaine créatif
Appréciez les grandes idées avant de les « twitter » au loin.
Version en anglais : Elegance
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